Intelligence artificielle : les entreprises chinoises bien mieux préparées que les occidentales

Les entreprises chinoises sont les plus ambitieuses sur la question de l'intelligence artificielle.
Les entreprises chinoises sont les plus ambitieuses sur la question de l’intelligence artificielle. 
Si 9 entreprises sur 10 estiment que l’intelligence artificielle va impacter leur business dans les cinq prochaines années, l’écart se creuse entre les pionnières, qui changent vite, et les autres. Plus impliquées, les entreprises chinoises investissent davantage et commencent à creuser l’écart, indique une nouvelle étude du Boston Consulting Group (BCG).

Où en sont les entreprises par rapport à l’intelligence artificielle, et qui saura le mieux en profiter alors que l’IA s’apprête à changer tous les secteurs et la plupart des métiers ? D’après la deuxième édition du rapport Artificial Intelligence in Business Gets Real, réalisé par le Boston Consulting Group (BCG) avec la MIT Sloan Management Review, les entreprises en retard, soit 80% des 3000 décideurs interrogés dans 126 pays et 29 secteurs, devraient mettre les bouchées doubles, car « l’écart se creuse » entre les leaders et les autres.

Les entreprises chinoises plus ambitieuses dans l’IA

L’étude classe les entreprises par groupes, selon leur niveau d’adoption des nouvelles technologies. Les plus avancées sont les « Pionnières », suivies par les « Instigatrices », les « Expérimentées » et enfin les « Passives ». Les entreprises pionnières, qui représentent seulement un cinquième de l’ensemble des entreprises interrogées -un chiffre stable sur un an-, sont celles qui ont la meilleure compréhension de l’intelligence artificielle et de ses enjeux, et qui l’instaurent désormais au cœur de leur stratégie.

Pour Sylvain Duranton, le Directeur monde de BCG GAMMA, l’entité d’IA du BCG, les entreprises déjà en pointe sur la question de l’IA progressent bien plus vite que les autres. Autrement dit, l’écart se creuse au détriment des moins ambitieux:

« Les entreprises pionnières de l’IA renforcent leur avance. Les pionnières investissent de plus en plus massivement et beaucoup plus que les autres. Surtout, leur rythme d’apprentissage sur le sujet est 50 % plus élevé que celui des autres. La courbe d’expérience est donc une réalité dans l’IA. Gare à ceux qui prennent du retard ! », indique le dirigeant.

D’après l’étude, 88 % des Pionnières ont investi davantage dans l’IA que l’année passée, contre 62 % des entreprises dites « Expérimentées » et « Instigatrices ». Surtout, elles ont réalisé que l’IA peut profiter à l’ensemble de l’organisation et nécessite une véritable stratégie portée par la direction générale de l’entreprise.

Malheureusement pour les Européens et les Américains, si l’on trouve des « pionnières » dans tous les secteurs et dans tous les coins du globe, force est de constater que la proportion d’entreprises chinoises dans cette catégorie est plus forte qu’ailleurs:

« L’étude souligne que les entreprises chinoises sont les plus ambitieuses sur la question de l’IA. Les « Pionnières » chinoises investissent massivement et plus agressivement dans l’intelligence artificielle pour transformer leur business model », décrit l’étude.

Pénurie de profils

Si 9 dirigeants interrogés sur 10 estiment que l’IA va apporter de la valeur à leur entreprise dans les cinq prochaines années, les attentes principales vis-à-vis de la technologie sont différentes. Ainsi, contrairement à leurs challengers occidentaux, les entreprises chinoises perçoivent surtout les bénéfices de l’IA pour réduire leurs coûts, alors que les occidentales sont davantage concentrées sur la création possible de valeur:

« Malgré leur nette avancée en matière de centralisation et utilisation des data, les entreprises chinoises se heurtent à une pénurie de compétences techniques et sont globalement plus inquiètes face à l’éventuelle destruction d’emplois que l’IA peut engendrer (plus de 2/3 des entreprises pionnières chinoises) », précise le rapport.

Sans surprise, les « Pionnières » sont les plus convaincues que l’IA peut créer de la valeur. 72% estiment que la technologie va leur permettre d’accroître leurs revenus de manière très nette dans les cinq prochaines années. Les « Instigatrices », qui désigne la catégorie la plus avancée derrière les « Pionnières », sont 41% à vouloir utiliser l’IA surtout pour réduire leurs coûts, contre 28% seulement des entreprises pionnières.

Reste la question paradoxale des profils. 47% des répondants estiment que l’IA entraînera des destructions d’emplois dans les années à venir et craignent donc son impact sur le travail. Mais ils peinent aussi à recruter les bons profils pour les aider à adapter la technologie à leur business, et donc à trouver des relais de croissance qu’ils n’imaginent pas encore. Cette pénurie de profils qualifiés est, pour le BCG, le principal frein au développement de l’IA dans le monde

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